Imprévu…

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Tous les voyages ont leurs lots d’aventures.  Depuis le début du nôtre, tout se déroulait comme prévu, de la mer agitée d’Alaska aux marchés publics de Bangkok. Mais on ne peut pas tout prévoir.

Et on n’a définitivement pas prévu ce qui s’est passé lors de notre toute première journée à Bali.

Pour ceux qui suivent le blogue, vous avez dû remarquer un certain manque de zèle de notre part dans les dernières semaines. C’était en partie dû à un véritable manque de zèle à Koh Samui en Thaïlande (piscine, resto, dodo), puis à notre mésaventure que j’ai décidé de raconter ici.

La fameuse mésaventure débute sur la plage de Seminyak, à Bali, en Indonésie. J’adore les plages, j’ai toujours aimé me retrouver en bord de mer, me baigner et jouer dans l’eau.  C’est donc ce qu’André Michel et moi avons fait! La plage était super belle, nos serviettes reposaient sur des chaises de plage louées pas chères, et l’eau était parfaitement chaude.

Il y avait aussi pas mal de vagues et de courant.  Comme je l’ai fait par le passé des centaines de fois, j’en ai profité pour plonger dedans, sauter par-dessus, faire du body-surf… tout en m’assurant que le courant ne m’emportait pas, que nos choses ne bougeaient pas des chaises, que ma peau ne brûlait pas au soleil, que je prenais des pauses régulières pour m’hydrater, etc.  Je suis un peu freak à ce niveau, André Michel peut en témoigner, et je connais toute la force que la mer peut avoir.

Malgré tout, on s’est fait ramasser solide par une grosse vague, André Michel et moi. J’aurais dû plonger en dessous, j’aurais dû… mais tout ça arrive vite, la vague m’a attrapée, et littéralement écrasée sur le fond de sable.

Il n’y avait pas beaucoup/assez d’eau.

Mon épaule droite a absorbé tout le choc.

Je me rappelle d’avoir reçu un gros coup, d’avoir avalé de l’eau, d’avoir réussi (!) à me relever, d’avoir senti quelque chose de pas normal dans mon épaule et une douleur grandissante.  J’ai tout de suite réussi à crier à André Michel que ça n’allait pas, que je devais sortir de l’eau immédiatement. Il m’a suivi et je me suis écroulée sur une chaise.

J’ai regardé mon épaule et j’ai eu l’impression qu’elle était déboîtée. Je ne pouvais plus bouger mon bras, et ce dernier pendait le long de mon corps.

André Michel a réussi à trouver un taxi, dans lequel j’ai crié de douleur jusqu’à ce qu’on arrive à une clinique, puis jusqu’à ce qu’on se rende à l’hôpital (car la clinique ne pouvait visiblement rien pour moi).

Dans ma tête, un médecin compétent allait me faire une manoeuvre douloureuse qui allait replacer mon épaule, j’allais avoir mal, mais tout allait rapidement se terminer.

Les radiographies en ont décidé autrement.

Comme l’urgentologue nous l’a fait remarquer, ma clavicule était complètement déboîtée et tous les tendons qui la retenaient aux autres os de mon épaule étaient déchirés.

La seule solution était l’opération.

J’ai pleuré. Le chirurgien orthopédique que nous avons alors rencontré nous a expliqué qu’il fallait réaliser l’opération rapidement (dans les 2-3 prochains jours max) afin que tout se passe pour le mieux.  De notre côté, nous avons dû attendre la réponse des assurances pour savoir si oui ou non on était couverts, et si l’opération allait se dérouler à Bali ou au Québec.

Le lendemain matin, nous avions la réponse des assurances: l’opération (couverte par les assurances, fiou!) allait pouvoir se dérouler à Bali, le plus tôt possible.

Je me suis donc fait opérer l’épaule dans les heures qui ont suivies, et je suis maintenant en rétablissement à l’hôpital depuis trois jours.

Je me sens de mieux en mieux.  Des antidouleurs par intraveineuse aux antidouleurs oraux, j’attends présentement le OK du médecin pour quitter l’hôpital.

Dans les derniers jours, nous sommes passés par une gamme d’émotions assez impressionnante. Nous avons aussi pris des décisions difficiles, comme celle de revenir au Québec beaucoup plus tôt que prévu.  Mes prochaines semaines seront douloureuses et j’aurai plusieurs exercices à faire pour retrouver l’usage complet de mon bras, alors il était impensable pour nous de continuer à voyager en sac à dos pour le moment.

Nous devons maintenant vivre le deuil du voyage, mais sommes surtout soulagés de rentrer à la maison bientôt. Nous passerons le temps des fêtes avec notre famille et je pourrai tranquillement me remettre de cette mésaventure.

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